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Prévention

ArbresLes enfants sont comme de jeunes pousses et nous, comme adultes, des tuteurs qui se tiennent droit à côté d’eux, sans les étouffer ni les empêcher de pousser.  Nous avons à les traiter avec respect, leur dire qu’ils ont du talent et les encourager à « pousser » aussi haut qu’ils le peuvent.  Ils ont besoin d’être guidés, protégés et informés, mais ils ont aussi besoin d’espace pour être ce qu’ils sont et se sentir aimés, c’est-à-dire reconnus.

Plus les enfants seront entourés de tuteurs bien solides, d’adultes de confiance capables de développer avec eux une relation vraie d’égal à égal, moins ils seront vulnérables aux situations de violence.  C’est sans aucun doute la meilleure prévention.

Dès son plus jeune âge, nous apprenons à l’enfant à regarder des deux côtés avant de traverser la rue.  C’est tout aussi important de lui apprendre ses droits, de l’encourager à dire NON lorsqu’il ne se sent pas en sécurité, de lui apprendre à reconnaître une situation de violence et comment y faire face.  La prévention, c’est dans toutes les sphères de la vie… dans ses bons et ses moins bons côtés.

Écouter l’enfant, le croire, lui transmettre des valeurs de respect, de tolérance de liberté et d’entraide, c’est déjà tisser un filet de sécurité autour de lui.  Lui donner des informations justes et rassurantes est tout aussi important.  Mais comment bien informer un enfant sans l’effrayer?  Comment bien doser les informations?  De quoi lui parler?

Premièrement, les enfants doivent savoir qu’ils ont des droits… Ils ont le droit de vivre pleinement leur enfance, d’apprendre, de donner leurs opinions, d’être entendus, de s’amuser, et surtout, d’être en sécurité partout et avec tout le monde.

Quand un enfant ne se sent pas en sécurité, qu’il a peur ou que quelqu’un lui fait du mal, il doit savoir qu’il peut :

 

Dire NON

Coccinelle-NonLorsqu’il ne se sent pas en sécurité, l’enfant a le droit de dire NON, même à un adulte! Trop d’enfants croient encore qu’un adulte a tous les droits sur eux. En s’affirmant, en disant qu’il n’est pas d’accord, l’enfant prend son pouvoir et cette attitude est un excellent facteur de protection contre la violence.  S’affirmer, ça se pratique, devant le miroir ou à l’aide de jeux de rôles… l’enfant qui se pratique à dire NON avec son corps, découvre sa force intérieure et développe sa confiance.

 

Demander de l’aide à ses amis :

Coccinelles-amiesL’important est que l’enfant prenne conscience qu’il ne doit pas rester seul.  Que ce soit en marchant sur la rue, dans la cour d’école, dans l’autobus, au parc ou dans n’importe quel lieu public, l’enfant se sentira plus fort et plus en sécurité s’il est accompagné d’un ami. À deux ou à plusieurs, on se sent plus fort et il est beaucoup plus facile de trouver des solutions, de dénoncer une situation et de se défendre si nécessaire.

 

En parler à un adulte de confiance

Coccinelle-avec-AdulteL’enfant devrait être en mesure d’identifier des adultes de son entourage avec qui il se sent bien et en sécurité et qui pourraient l’aider à surmonter une situation difficile.  Il peut s’agir d’un adulte à la maison, à l’école, dans le voisinage, dans la famille, le parent d’un ami… l’important est qu’il puisse se tourner vers un adulte qui saura l’écouter, le croire et lui venir en aide.

 

Demandez à l’enfant : « Nomme-moi au moins 3 adultes en qui tu as confiance et à qui tu pourrais parler si tu avais un problème ».  Le fait d’y réfléchir aidera l’enfant à garder en tête  les adultes à qui il pourrait parler si cela était nécessaire.

 

Encourager l’enfant à parler et à briser le silence

Expliquez à l’enfant que DÉNONCER une situation demande énormément de courage.  Dans le mot DÉNONCER, nous retrouvons le mot NON, donc quand tu dénonces une situation, tu dis NON à la violence.  Tu dis que tu n’es pas d’accord et que ce n’est pas acceptable.  Quand tu dénonces une situation dont tu es victime ou témoin, tu te protèges mais tu protèges aussi tes amis.  Si tu gardes le silence, la violence va continuer.  Quand tu vis ou tu vois une situation qui te rend tout croche en-dedans, tu dois en PARLER pour que cela arrête.

Parlez aussi à l’enfant des secrets-bonheur, ils rendent heureux et font plaisir.  Ils sont faciles à identifier car ils sont doux et te font sourire.  Les secrets-bonheur, tu peux les garder.  Il y a aussi les secrets-poison, ceux qui rendent tristes ou qui font peur, comme quelqu’un qui t’insulte ou te menace, quelqu’un qui veut te voler quelque chose ou qui veut te toucher ou t’embrasser de force.  Ce sont des secrets empoisonnés, ils ne méritent pas d’être gardés; il faut s’en débarrasser.  Tu as le droit de briser un secret ou une promesse si tu ne te sens pas en sécurité.

 

En situation de danger

Coccinelle-DangerL’enfant doit aussi savoir qu’il peut crier et se défendre physiquement.  Des cris forts et répétés vont surprendre l’agresseur et souvent le faire fuir.

 

Ces différentes stratégies font partie d’une prévention efficace et rassurante.  Bien informé, l’enfant sera plus fort et plus en sécurité.  S’il connaît ses droits, s’il sait reconnaître les situations de violence et s’il connait les bons moyens pour y faire face, il sera sûr de lui et capable de trouver des bonnes solutions, de se défendre et d’aider un ami si nécessaire.


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